Signer un document en ligne, c'est devenu banal. Mais avez-vous déjà réfléchi à ce qui se passe le jour où la preuve est contestée, des années plus tard ?

La question que personne ne pose au moment de signer

Quand on choisit un outil de signature, on regarde le prix et la simplicité. On signe, le contrat part, le client valide. Tout va bien.

Il y a pourtant une question qu'on ne pose jamais, et c'est la seule qui comptera vraiment : où vit la preuve, et à qui appartient-elle ?

Pas le document. Le document, vous l'avez, il est dans votre boîte mail. La preuve est autre chose : ce qui permet de démontrer que ce document précis a bien été signé, par cette personne, à cette date, et qu'il n'a pas bougé depuis.

Le point faible des preuves classiques

La plupart des solutions conservent la preuve de vos signatures sur leurs propres serveurs. Tant que le prestataire existe et coopère, tout va bien. Mais s'il disparaît, ou en cas de litige, produire cette preuve dépend entièrement de lui.

Formulé autrement : vous avez confié la mémoire de vos engagements à une entreprise dont vous ignorez tout de l'avenir. Tant que rien n'arrive, cela ne se voit pas. C'est ce qui rend la chose sournoise.

Quatre événements ordinaires

On imagine volontiers la catastrophe : le prestataire fait faillite, tout est perdu. C'est le scénario le plus rare. Les vrais sont beaucoup plus banals.

  • L'éditeur ferme, ou arrête ce produit. Pas de scandale, juste une décision d'entreprise. Un préavis, et vos preuves partent avec les serveurs.
  • L'éditeur est racheté. Le service continue, mais la politique change. Ce qui était conservé sans limite devient conservé un certain temps. Vous l'apprenez dans un courriel que vous ne lisez pas.
  • Les tarifs changent. L'accès à votre historique se retrouve dans une formule supérieure. Vous payez, non pour signer, mais pour continuer à prouver ce que vous avez déjà signé.
  • Vous résiliez. Le cas le plus fréquent, et le plus dangereux. Vous partez pour de bonnes raisons, vous exportez vos documents, et vous êtes satisfait. Mais les documents ne sont pas les preuves. Trois ans plus tard, il ne vous reste que des fichiers.

Aucun de ces quatre événements n'est anormal. Ils font partie de la vie des logiciels. Le problème n'est pas qu'ils arrivent : c'est que votre capacité à vous défendre en dépende.

Le décalage qui coûte cher

Un litige ne surgit presque jamais pendant que la relation est bonne. Il surgit longtemps après.

Le chantier a été réceptionné il y a quatre ans, et un désordre apparaît. Le client a changé de gérant, et le nouveau conteste une clause. La contestation ne porte d'ailleurs pas toujours sur le fond : très souvent, on conteste avoir signé cette version-là.

Au moment exact où vous avez besoin de la preuve, l'outil qui la détenait a eu quatre ans pour disparaître, être racheté, ou simplement sortir de votre vie. Vous avez arbitré, sans le savoir, entre un abonnement d'aujourd'hui et votre défense de demain.

Une preuve indépendante et permanente

Ngento ajoute une couche que peu proposent. Ngento, c'est votre propre application professionnelle, à vos couleurs et à votre nom, dans laquelle vous activez les modules qui vous servent : facturation, devis, agenda, signature électronique. Vous ne prenez pas un logiciel de plus, vous obtenez votre application. Et sa signature ne garde pas votre preuve pour elle.

L'empreinte de votre document scellé est ancrée sur la blockchain Bitcoin (via le standard ouvert OpenTimestamps). Il en résulte une preuve d'existence et d'intégrité décentralisée, publique et permanente, que quiconque peut vérifier, pour toujours, sans passer par nous. Votre preuve n'appartient plus à un prestataire : elle est gravée dans un registre mondial indépendant.

Ce que cela veut dire, concrètement

Inutile d'entrer dans la technique. Le mécanisme tient en trois phrases.

Votre document produit une empreinte, une sorte de signature numérique unique qui change au moindre caractère modifié. Cette empreinte est inscrite dans un registre public que personne ne possède, personne n'administre et personne ne peut réécrire. Des années plus tard, il suffit de recalculer l'empreinte de votre document et de constater qu'elle correspond à celle inscrite dans le registre, à cette date.

Le registre ne contient pas votre document et n'en révèle rien. Seulement son empreinte.

La conséquence est simple, et c'est tout l'intérêt : la vérification ne passe pas par nous. Ni par nos serveurs, ni par notre bonne volonté, ni par notre existence. Si nous fermions demain, votre preuve resterait vérifiable. Ce n'est pas une prouesse technique, c'est un choix de souveraineté : vous ne devez pas dépendre de nous pour vous défendre.

Ce que cette signature est, et ce qu'elle n'est pas

Un mot d'honnêteté, parce que le sujet se prête aux raccourcis.

Cette signature est avancée (AES) au sens du règlement eIDAS. Elle n'est pas qualifiée (QES). Ce sont deux niveaux distincts, et certains actes exigent une signature qualifiée. Pour ceux-là, notre signature ne convient pas.

Pour tout le reste, c'est-à-dire l'essentiel de ce qu'un indépendant, une TPE ou une association signe au quotidien, une signature avancée fait le travail. Et l'ancrage ajoute la couche qui manque presque partout : la durée, sans dépendance.

Solide, et gratuit

Cette signature avancée (eIDAS) est incluse gratuitement dans votre application Ngento. Pour tout comprendre : la signature électronique de Ngento.

Une signature dont la preuve tient vraiment dans le temps. Créer mon application

Questions fréquentes

Faut-il comprendre la blockchain pour l'utiliser ?

Non. L'ancrage est automatique et transparent. Vous signez normalement ; la preuve se renforce toute seule.

Que se passe-t-il si j'arrête d'utiliser Ngento ?

Vos preuves ancrées restent vérifiables. C'est justement le but : elles ne sont pas stockées chez nous seuls, elles sont inscrites dans un registre public. Fermer votre compte ne les efface pas.

Et si Ngento disparaissait ?

La question est légitime, et la réponse est la même. La vérification ne dépend pas de nos serveurs. Le jour où nous n'existerions plus, votre preuve, elle, existerait toujours.

Mon document se retrouve-t-il public ?

Non. Seule son empreinte est inscrite, et une empreinte ne permet pas de reconstituer le contenu. Personne ne peut lire votre contrat à partir du registre.

Cette signature vaut-elle pour tous mes actes ?

Pour l'essentiel de la vie courante d'une petite structure, oui. Mais elle est avancée et non qualifiée : certains actes réclament une signature qualifiée. En cas de doute sur un acte particulier, vérifiez le niveau exigé avant de signer.

Choisir un outil de signature, ce n'est pas seulement choisir comment on signe aujourd'hui. C'est décider qui détiendra votre preuve le jour où elle servira. Autant qu'elle ne dépende de personne, pas même de nous.